Une discussion avec les fondateurs de HeavyM

 

Etienne, Arnaud et Romain sont les créateurs de HeavyM, le plus simple des logiciels de vidéo mapping, doté de nombreux effets prêts à l’emploi. Tous les trois diplômés de l’Ecole Centrale d’Electronique de Paris, ils se sont rencontrés sur les bancs de l’école. Retour sur l’avènement du projet, leur vision et leur communauté.

 

 

Comment est né HeavyM ?

Etienne : À l’origine, nous étions tous les 3 étudiants à l’ECE (Ecole Centrale d’Electronique), mais on ne se connaissait pas. Je suis passionné par la musique électronique et j’avais envie de réaliser un projet en lien avec le monde de la scène et des nouvelles technologies. Dans le cadre de nos études, on devait mener un projet en équipe, sur un sujet libre ou imposé. Du coup, j’ai posté une annonce fin 2011 sur le réseau intranet de l’école.

Arnaud : L’idée que proposait Etienne m’a tout de suite plu, j’ai pris contact avec lui et j’ai rejoint le projet très rapidement. Un peu plus tard, j’en ai parlé à Romain que j’avais rencontré au Canada lors d’un semestre d’échange avec l’école.

Romain : C’est vrai que sans cet échange je n’aurai pas forcément intégré le projet. Quand Arnaud m’en a parlé, Etienne et lui avaient déjà remporté le prix de l’école (ECE Innov Award 2012). Je voulais travailler sur un projet en lien avec le monde du divertissement et qui soit aussi très technique : ça collait exactement avec ce que proposait HeavyM.

 

Tout est parti d’une petite annonce alors ?

A : (rires) Oui on peut dire ça et nous avons ensuite énormément travaillé. Je me souviens encore de la cave de l’école dans laquelle on avait installé nos locaux pour être disponible pour le projet à plein temps, il n’y avait même pas de fenêtres !

E : Et puis, nous avons quand même réussi à faire tous les trois notre stage de fin d’étude chez HeavyM. C’était assez comique que chaque membre de l’équipe soit le maître de stage d’un autre membre.

R : Ce qui a véritablement été le levier, c’est quand nous avons lancé notre campagne de crowdfunding en juin 2015. En 48h, on a reçu le soutien de centaines de personnes, à la fois en France mais aussi de l’autre bout du monde !

 

HeavyM administrators

Romain, Arnaud et Etienne

 

Comment expliquez-vous la réussite de cette campagne ?

A : Le logiciel qu’on propose est assez novateur. À l’époque, il n’y avait aucun programme qui offrait une création de vidéo mapping (avec un catalogue de contenus aussi fourni), jumelé à de l’analyse sonore.

E : Notre force c’est d’être tous les trois très complémentaires. Notre envie que le projet voit le jour et que le logiciel soit utile et pertinent était tellement grande que dès le début, nous avons pris en compte et intégré les retours des utilisateurs. C’était d’ailleurs le but de notre première version Beta.

R : Je pense que la campagne a marché car nous proposions de rendre accessible une technique difficile à maîtriser et hyper impressionnante. Les possibilités du logiciel permettent de créer de l’émotion et de faire rêver un public très facilement.

 

Vous avez créé des fonctionnalités en fonction des envies de vos utilisateurs ?

E : Oui, c’est toujours grâce aux retours des utilisateurs que nous avons fait évoluer HeavyM ! Ils nous font part quotidiennement de leurs idées de développement ou de leurs besoins. En fonction de ce qu’ils proposent, on optimise les versions du logiciel ou on crée de nouvelles fonctionnalités. Le lien qu’on entretient avec notre communauté est primordial.

R : C’est vrai que la force de HeavyM c’est sa communauté. Récemment, un utilisateur nous a déclaré que HeavyM était la communauté la plus active qu’il connaissait. Ça fait chaud au cœur.

A : Et même si parfois on a des demandes auxquelles on ne peut pas répondre dans l’immédiat, ça nous pousse à aller plus loin.

 

Est-ce que vous vous attendiez à avoir une communauté si vaste ?

A : Je pense qu’en terme de quantité, oui, on s’attendait à toucher beaucoup de monde puisque la communauté scénique est très grande. Dès le début, beaucoup de VJ (vidéo-jockey) sont devenus nos ambassadeurs et ils nous ont permis de nous faire connaître.

E : Ce qui nous a surtout surpris, c’est de toucher des pays comme le Kazakhstan, la Russie ou les Emirats Arabes Unis. On avait une vision internationale mais on ne pensait pas qu’elle s’étendrait aussi rapidement.

 

Beethoven 2.0 – février 2013

 

Qu’est-ce que ça vous fait de regarder cette vidéo 4 ans après ?

E : C’est bluffant parce que la vidéo reflète assez bien la démarche qu’on avait déjà à l’époque. Notre but n’était pas seulement de monter une startup et de la développer de manière très commerciale, mais plutôt apporter un produit innovant avec un vrai potentiel créatif.

A : Haha. On avait passé des heures à recouvrir de papier blanc ces cubes en carton… En fait, l’idée c’était de recréer un orchestre avec la chef Blanche Stromboni, et chaque cube de couleur était associé à un instrument. Je pense que cette vidéo nous a vraiment aidé à intégrer l’incubateur du 104factory car on elle constituait une preuve de concept des applications créatives de l’outil.

R : Cette vidéo me fait réaliser à quel point nous avons évolué. Il n’y a pas longtemps, des étudiants en dernière année à l’ECE nous ont demandé des tuyaux pour monter leur boîte. Ils avaient tous entendu parler de HeavyM ! J’étais à leur place il n’y a pas si longtemps…

 

C’est quoi votre vision de HeavyM dans 10 ans ?

A : C’est difficile à dire puisqu’on ne sait même pas s’il y aura encore des ordinateurs dans 10 ans, mais il est évident qu’on évoluera toujours dans le monde du mapping et de la vidéoprojection.

R : Peut-être que le mapping aura juste une autre allure et qu’on se rapprochera des techniques de l’hologramme et avec une reconnaissance de relief hyper précise. On pourrait ainsi imaginer une sorte de réalité augmentée dans la vie réelle.

E : La réalité de notre travail aujourd’hui, c’est mettre en relation les attentes des utilisateurs avec les membres de notre équipe qui ont les compétences pour les réaliser. Peut être que dans 10 ans, l’intelligence artificielle et les plateformes sociales seront suffisamment avancées pour automatiser cette démarche. On se concentrera alors sur d’autres techniques plus complexes, comme celles citées par Romain.

 

Vous savez tout sur la création de HeavyM, n’hésitez pas à contacter l’équipe et à essayer la version gratuite du logiciel.

 

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